Si l’art est une thérapie, sa capacité à prendre son autonomie dans l’adversité demeure pour moi un mystère irrésolu. Pourquoi Palerme, à ce moment précis de mon parcours ? Je ne le saurai jamais, mais la découverte de cette série de photos, vague souvenir soigneusement enfoui, m’a été un choc tant elle contient la représentation de ces semaines informes à l’équilibre vacillant, sombres, violentes et sales. Des murs de Palerme, bien qu’inondés d’un lourd soleil méditerranéen, suintait cette rageuse noirceur.Dans ma course sauvage, en perdition, j'avais choisi mon décor.
