Vision trouble
Avec Vision trouble, carnet de note rédigé dans la fulgurence d'un défilement d'images en terre inconnue (Corée du Sud), Bruno Green se défend d'être photographe, tout au plus, déclare-t-il "photographier l’instant ou consentir à l’accident, vaquer du glanage de mots flottant à ma portée, à l’immobilisation d’instants fragiles en images subjectives et périssables..." et de citer Ansel Adams : "Vous ne faîtes pas une photographie avec un appareil photo, mais avec toutes les images que vous avez vues, les livres que vous avez lus, la musique que vous avez écoutée, les personnes que vous avez aimées".
"L’acte ne constitue ni choix ni réflexion, mais une suite d’évidences irréfragables et absolues.
Camera obscura, une poésie dont les racines puisent au fond de l’âme, improbable et récurrente fulgurance affranchie de toute conscience et s’exprimant à une ouverture et une vitesse que nul artefact ne peut atteindre.
Ainsi, quand on croit capturer une réalité essentiellement réduite à ce que l’on en perçoit, l’unique lentille à considérer est celle à travers laquelle, dans un mouvement inversé, s’exprime un monde intérieur doté d’un regard habité. Entre l’œil et l’objectif, nulle coupure ; le premier est maître et n’oublie jamais que l’idée de fixer une fraction de seconde pour l’éternité appartient au divin". Bruno Green - Séoul, Corée du Sud - 2024
Vision trouble est éditée par Silent Graphics éditions en version livre d'art disponible sur notre page Boutique.








